Article La Voix du Nord-29/10/2008

Christine Marin : un an, un bilan, et quelques mises au point

mercredi 29.10.2008, 05:08 - La Voix du Nord

 Christine Marin estime que les élus PS ne l'associent pas à un certain nombre de dossiers du territoire.

Christine Marin estime que les élus PS ne l'associent pas à un certain nombre de dossiers du territoire.

|  23e CIRCONSCRIPTION |

Un an de mandat, ça valait bien un bilan. La députée Christine Marin le distribue sous forme d'un dépliant dans toutes les boîtes aux lettres, et l'a présenté hier lors d'une conférence de presse. Elle est revenue sur les gros dossiers de la 23e circonscription et en a profité pour répondre aux critiques. Voici les principaux points abordés - avec son franc parler habituel - par la parlementaire.

 

> MCA.- Ch. Marin était présente lorsque le PDG de Renault, Carlos Ghosn, était auditionné par les parlementaires : « Je lui ai posé une question sur MCA, il m'a répondu "Maubeuge, pas de problème". Il m'a dit que pour la pérennité du site, il n'y avait pas de soucis.  » Elle a également visité le Salon de l'auto en compagnie de Michel Gornet, directeur général adjoint de Renault :« Il m'a garanti qu'on fabriquerait bien le Be-bop à Maubeuge, y compris quand on passera aux véhicules électriques. » La députée ne comprend pas en revanche les critiques émises par certains communistes et responsables syndicaux à propos du million d'euro attribué par l'Agglo à MCA en contrepartie de la création de 335 emplois, aujourd'hui gelée : « Vous pensez que c'est normal de gueuler alors que le site de Maubeuge est préservé ? Vous pensez que c'est le moment, en pleine crise ? La taxe professionnelle est énorme. Ça n'a jamais été les syndicats qui donnaient le travail, c'est les patrons qui donnent le boulot. Alors il faut arrêter ».

> RN 2.- « Ça va choquer » indique en préambule Ch. Marin avant d'évoquer son plan pour la RN 2.

Car la députée défend un nouveau tracé à partir de la Capelle qui, au lieu de se diriger vers Laon puis Paris, s'étendrait plutôt vers Saint-Quentin, Amiens pour finalement rejoindre Rouen et Le Havre ! C'est l'axe économique « Ruhr - Le Havre », qui traverserait la Sambre en provenance de Charleroi. Le dossier est, selon la députée, à l'étude à Matignon et au ministère des Transports. Localement, ça ne change rien, il faut toujours trouver les crédits pour refaire le tronçon sambrien de la RN 2. La solution : « Je veux qu'on l'insère dans la loi Grenelle 2 » insiste l'élue UMP qui « ne comprendrait pas » qu'il en soit autrement. Le cas échéant, elle se dit prête « à aller faire une chaîne humaine sur la RN 2 ». J.-L. Borloo est prévenu.

> Gendarmerie et police. - La disparition de la compagnie de gendarmerie de Maubeuge ? « C'est normal, estime Ch.

Marin. C'est normal que les gendarmes soient redéployés dans la zone gendarmerie. On ne perd pas de gendarmes, ils restent sur le secteur, on perd juste la gendarmerie. » La députée a par ailleurs reçu la promesse de renforts de police, sans pouvoir avancer de chiffres sur le nombre de fonctionnaires : « En tout cas, pas les 70 qu'il (R. Pauvros) a rêvés en se rasant le matin.

C'est impensable, je ne sais pas où il est allé chercher ça.  » Elle penche pour l'arrivée d'une dizaine de policiers «  mais des fonctionnaires qui seraient sur le terrain, pas sur le papier, en congés ou en arrêt maladie... »


> Les conseil des Prud'hommes. - Ils ont certes été supprimés à Maubeuge et Fourmies pour être transférés à Avesnes, mais Ch.

Marin préfère retenir que le tribunal de grande instance d'Avesnes est maintenu tout comme le tribunal d'instance à Maubeuge. «  Où est le problème ? On vous parle de proximité en disant "le mec qui se retrouve au chômage va devoir prendre sa voiture pour aller aux prud'hommes à Avesnes". Mais le mec qui est au chômage, il va bien devoir prendre sa bagnole pour retrouver du boulot. »

> ZFU de Maubeuge. - La zone franche urbaine de la gare, Ch. Marin trouve ça « très bien » sur le papier. Mais elle a demandé à la ministre de la Ville son extension « sur les espaces de proximité tendant à développer l'ensemble du quartier  » car elle « trouve anormal qu'on puisse être en franchise d'un côté de la rue, et pas en face. » • FLORENT MOREAU