Nouvelles Mesures de Sécurité Routière : 73 Députés (dont C. MARIN) écrivent au Premier Ministre
Christine MARIN et soixante douze autres Députés ont écrit lundi au Premier Ministre, François FILLON, pour lui faire part de la "profonde exaspération" exprimée par des "milliers" d'électeurs contre les nouvelles mesures de Sécurité Routière, dans une lettre dont vous pouvez lire ci-aprés :
Monsieur le Premier ministre,
Nous attirons votre attention sur les mesures prises le 11 mai dernier en Comité Interministériel sur la Sécurité Routière.
A l'heure où les yeux du monde sont braqués sur l'ancien directeur général du FMI, les Français semblent de plus en plus agacés du comportement de leurs élites et notamment des politiques.
En l'espace de quelques jours, les milliers de courriels que nous avons reçus pour condamner les décisions du CISR en sont la preuve flagrante. Nous insistons sur le fait qu'il ne s'agit pas d'une simple « mauvaise humeur » passagère mais bien d'une profonde exaspération.
L'augmentation depuis le début de l'année du nombre de décès sur la route est dramatique. Ceci étant, ne cédons pas aux sirènes des ayatollah qui souhaiteraient, à les écouter, d'un monde sans voiture. Ne perdons pas de vue qu'en vingt ans, le nombre de tués a été divisé par plus de 2 alors que la circulation dans notre pays augmentait de près de 80 %.
Députés de la Nation, il est de notre rôle d'être des traits d'union entre la population et le Gouvernement. Nous nous devons d'expliquer à nos concitoyens les réformes mises en oeuvre mais aussi, d'une manière tout aussi forte, relayer leurs attentes.
Si nous partageons votre ambition quant au traitement attentif des problèmes de sécurité routière, nous regrettons l'absence totale de concertation qui a précédé ce comité interministériel. De plus, nous estimons que d'autres mesures sont plus urgentes à prendre afin d'améliorer la sécurité routière, mesures qui ne seraient d'ailleurs pas davantage populaires.
Vous remerciant par avance de la bienveillance avec laquelle vous étudierez ces remarques et restant à votre entière disposition, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, à l'assurance de nos sentiments les meilleurs.
| < Précédent | Suivant > |
|---|



